Herbier sauvage



Ancolie commune

Ancolie commune, Aquilegia vulgaris, Renonculacées

30/05/20 : bord d’étang de la Coudraie (Lavernat, 72). De loin, la silhouette du port des fleurs, me fait songer à une campanule. Mais de près, les feuilles me font comprendre qu’il s’agit d’une ancolie. La flore d’Europe (Arthaud) vient de m’apprendre que “cette ancolie s’hybride souvent avec d’autres espèces dans les jardins dont elle s’échappe fréquemment, ainsi que les formes à fleurs doubles, pour se naturaliser”. C’est du joli !

Campanule raiponce

Campanule raiponce, Campanula rapunculus, Campanulacées

22/05/20 : talus de route (exposé sud) en haut de la cote (montée à vélo) entre Rochemiette et la Galtière (Beaumont pied de Bœuf, 72) Une dizaine de pieds de campanules accompagnées d’autant d’abeilles. J’opte, sans trop hésiter, pour la campanule raiponce, mais la consultation des sites spécialisés me fait douter. ici S’agirait-il de la campanule fausse-raiponce ? Une vraie question qui motivera une prochaine balade.

Campanule et abeille

Centaurée noire


Centaurée noire, Centaurea nigra, Astéracée

30/05/20 : prairie Coudraie ( Lavernat, 72), une des plantes du “pré”aux ânes” que ceux-ci délaissent. Plante si commune dans ce “prè” que je l’ai, aussi, longtemps délaissée du regard. Je n’imaginais pas, qu’un jour, je me pencherai sur elle pour la photographier et la nommer.

Digitale pourpre

Digitale pourpre, Digitalis purpurea, Scrofulariacées

27/05/20 : pas d’hésitation pour nommer cette digitale poussant sur un talus à la Coudraie (Lavernat, 72). La photo me fait découvrir un trait botanique que je ne voyais pas à l’œil nu : “la fleur de la digitale “a une lèvre inférieure poilue à l’intérieur et sur le bord” La flore de l’Europe occidentale (Arthaud 1991). L’abeille semble ignorer la très très haute cardiotoxicité de la digitale ici


Lychnis fleur de coucou

Lychnis fleur de coucou, Silène flos-cucili, Caryophyllacées

24/09/20 : photographiée en juin 2020 au bord de l’étang de la Coudraie (Lavernat, 72). Il faut tout de suite dire que la photo n’est pas floue. Lychnis fleur de coucou tend simplement à disparaitre. Elle devient de moins en moins visibles à mesure que la trempe des zones humides disparait. Elle aussi. Solidarité touchante. Laquelle des deux suit l’autre vers l’autre rive ? Dans cette famille de caryophyllacées, le genre “lychnis” a été mangé par celui des « silènes » : de vrais “gros plein de soupe” (comme on dit dans ma famille). Lors d’un banquet, le bel Alcibiade a traité le laid Socrate de « Silène » Ce n’est pas très gentil. De son côté, le président Macron s’est moqué, ce mois-ci, des lampes à huile. Encore de la peine pour cette Lychnis fleur de coucou dont la cousine coquelourde fut longtemps de mèche avec les lampes à huile. Lychnis signifierait « lampe », et coucou, « coucou ». Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup et dans la forêt lointaine, on entend le coucou.

Mélite à feuille de mélisse

Mélite à feuilles de Mélisse, Melittis melissophylum, lamiacées
voir jardin ! L’encyclopédie

09/05/20 : nous remarquons cette fleur au bord de la route entre la Coudraie et la Péloiserie (Lavernat 72). Impression de ne l’avoir jamais rencontrée auparavant. Nous la trouvons sublime. Nous reconnaissons à la forme de sa fleur et à sa tige carrée qu’elle appartient à la famille des Lamiacées, mais ignorons son genre. Dans la Flore d’Europe Occidentale (éditions Arthaud, 1991) nous l’identifions à la page 333. Le site Wikyphyto (ici) annonce que cette Mélite à feuille de Mélisse a des propriétés “médicinales réputées identiques à celles de la mélisse mais de composition très différente, ce qui laisse suspecter d’autres propriétés”. Est-elle de sortie, cette année-ci, pour ses propriétés anti-inflammatoires ?


Orchis tacheté

Orchis tacheté, Dactylorhiza maculata, Orchidacées.

14/05/20 : au bord de la route les Patis (Lavernat 72) en allant au bourg pour poster un chèque. J’hésite entre l’orchis tacheté ou de fuchs. La seconde a des feuilles rondes à la base. ici. (A vérifier lors d’une prochaine balade en direction du bourg). J’ai vu des feuilles pointues, mais je ne suis pas certain d’avoir saisi la différence entre ces deux espèces qui n’appartiennent toujours pas au genre des “orchis” (malgré son nom commun).

21/05/20 : la forme de la feuille basale est plus arrondie que celle des autres feuilles. Ceci indiquerait qu’il s’agit de l’orchis de Fuchs (et non pas de l’orchis tachetée) ici. Cependant, ce trait ne se remarque pas sur la majorité des autres orchis du site.


Pâquerette

Pâquerette, Bellis perennis, Composées

17/08/20 : photographiée en juin 2020 au bord de l’étang de la Coudraie (Lavernat, 72).

Lorsque je vois une Bellis perennis, je vois aussi nom latin. (Son autre nom, “pâquerette”, me semble moins familier.) Souvenir vivace d’un premier nom latin apprivoisé ; premier nom d’une liste d’autres plantes vivaces apprivoisées comme des bisannuelles par le monde horticole. À la toute fin de la petite liste : le “myosotis” (en latin comme en français) que je n’ai pas, non plus, oublié.

Wikipédia vient de m’en apprendre de belles sur la pâquerette : elle ne fleurirait pas qu’à la période de Pâques, mais toute l’année et d’abord dans les pâturages (les pasquiers) ; je crois que, même avant de déclamer mon français, je m’en étais rendu compte.   

Elle soigne les femmes et les guerriers. Elle est l’ancienne nymphe Belides qui a, ainsi, échappé aux “assiduités” du dieu Vertumne. Sur les champs de bataille (Bellum), elle tombe à pic pour soigner les blessures profondes.  

Platanthère à fleurs verdâtres

12/05/20 : au bord de l’étang de la Coudraie (Lavernat 72). Les loges polliniques de ses fleurs, fortement arquées   /  \ la différencient de la platanthera bifola voir plus ici

Question à résoudre : les fleurs du platanthera sont-elles odorantes ?

Rare et localisée.


Polygala chevelu

Polygala chevelu, Polygala comosa Polygalacées

16/05/20, 19h : aperçue lors de la fauche de grandes herbes dans une petite prairie de la Coudraie (Lavernat, 72). On peut la confondre avec la polygale commune ; j’opte ce soir pour la polygala chevelue car ses feuilles “sont plus grandes sur le haut de la tige que sur le bas”. Ici



Scrofulaire à oreillettes

Scrofulaire à oreillettes, Scrophularia auriculata, Scrofulariacée

15/07/20 : photographié le premier dimanche du déconfinement le 19 mai au bord du Loir (Château du Loir, 72) lors d’un pique nique, après une balade en vélo de plus d’une heure. La fleur (en haut à gauche) est plus discrète que son bouton. Ou alors est-ce le bouton qui tend à s’enflammer ? Ses ancêtres soignaient les scrofules (inflammation de la peau, muqueuse, ganglion) ; et nos ancêtres confi-assiégés en 1627 à la Rochelle ont souffert de ne pouvoir l’utiliser ici. D’où l’un des ces surnoms (Herbe du Siège), d’où cette impression de s’asseoir, lors de ce pique nique, en bonne compagnie.

Stellaire graminée

Stellaire graminée, Stellaria graminea, Caprifoliacées

15/07/20 : photographié mi-juin, pelouse de la Coudraie à Lavernat (72). Difficilement photographiable sans un petit zoom, difficilement consommable, aussi, selon le blog sauvagement-bon ici En la voyant si petite, cela ne m’était pas venu à l’idée. (Ses cousines stellaria média et holostée (au goût d’épinard ou de noisette selon si elle est cuite ou crue.) Information pour plus tard : mieux vaut éviter de l’emporter à Saint Pierre et Miquelon (c’est interdit). Pour l’heure, voir léviter ces étamines dans ce système stellaire : il y a t-il mieux ?



Valériane rouge


Herbe de Jupiter, Lilas d’Espagne, Valériane rouge, Centranthus ruber, Caprifoliacées

04/O6/20 : rue du pied sec, le Mans (72). Au pied d’un trottoir. Pause pédagogique, légèrement hypnotisé par la présence d’une fleur si vive dans ce quartier si terne. De quel jardin s’est telle échappée ? Me vient le souvenir de quelques valérianes officinales cultivées dans un jardin d’aveugles. Un souvenir échappé d’un autre moment pédagogique tout autant hypnotique.

Véronique agreste

Véronique agreste, Véronica agrestis, Scrofulariacées
Véronique agreste, Véronica agrestis, Scrofulariacées

20/07/20 : (agrestis : champêtre, rustre voir inculte ) Véronique photographiée le mois dernier dans une prairie broutée par des ânes (la Coudraie, Lavernat, 72). En la photographiant, m’est venu le souvenir d’un court dialogue avec Clotilde Boivert ici lors d’un stage d’herboristerie en 2000 dans le Cantal. Elle : “quelle est cette plante ?” Moi : “une véronique !” Elle : ” oui, mais laquelle, quelle est cette véronique ?”. Ai donc aussi photographié ses feuilles. C’est une véronica agrestis, madame Boivert.

Vipérine commune

vipérine commune, Echium vulgare, Boraginiacées

19/06/20 : lors d’une balade en vélo, cette vipérine au bord d’un pont d’autoroute (Lavernat, 72). Cependant, pas au bord de l’asphyxie : la montée en vélo reste douce tout comme le déconfinement du trafic routier Une fleur est rieuse, les autres aux aguets. Les vipères sont peut être proches, mais avec elle, gardons le sourire. Commune vipérine pour les blessures externes, comme sa cousine, elle consoude.

Bertrand Crépeau Bironneau

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