Institution du journal / Journal d’institution

Anne Claire Cormery, Chercheuse associée au laboratoire EXPERICE, Université de Paris VIII

Mercredi 19 aout 2020

L’écriture du journal comme outil de formation de soi-même Christine Caille, Anne-Claire Cormery, Déborah Gentes, Remi Hess, Augustin Mutuale

Résumé : L’écriture d’un journal est une pratique ancienne. Ce texte se propose d’explorer cette forme d’écriture impliquée à travers le regard de l’éducation diffuse. Comment ce dispositif s’inscrit-il dans le paradigme de l’éducation tout au long de la vie ?Il semblerait difficile de circonscrire l’écriture d’un journal dans un champ disciplinaire donné et un mouvement de pensée précis. Le dispositif diaire se situerait à mi-chemin entre une sociologie critique et une sociologie de la critique. La démarche clinique impliquée qu’il convoque lui confère un niveau d’intervention ( individuel, groupal, organisationnel, institutionnel) dans lequel les autres niveaux réfractés ne seront pas écartés mais au contraire mobilisés pour une analyse multiréférentielle.

Le journal d’intervention Décrire, analyser, comprendre, l’apport de l’école de Vincennes. Anne Claire Cormery

Dans le contexte d’intervention, le diarisme s’est imposé comme un outil incontournable depuis quarante ans; notamment à travers les journaux institutionnels individuels ou collectifs, les journaux d’introspection et les journaux constitutifs des communautés de conscientisation de la crise du social.Lorsqu’il porte sur les pratiques professionnelles quotidiennes, le journal est aussi ethnosociologique, car il correspond à un recueil de données permettant l’élaboration de monographies et d’études de cas. A travers ses variantes, cette ressource essentielle de l’instituant ordinaire constitue un support à la réflexivité et à la quête de sens des professionnels dans le travail social ou les métiers relationnels.Le journal d’intervention permet la description, l’analyse et la compréhension du réel. Il s’inscrit dans une perspective clinique de l’institution. Aujourd’hui, on peut se demander si le journal n’est pas la dernière institution du sujet, car c’est lui qui donne de la consistance sociale. Il est devenu une pratique quotidienne pour celles et ceux qui s’inscrivent dans une démarche d’éducation tout au long de la vie de la personne, mais aussi de l’institution.Ecrire son journal s’imposa comme un outil au département de sciences de l’éducation de Vincennes dans les années 1970.Nous vous proposons de découvrir ou de re-découvrir à travers cet ouvrage ce qui a fondé les écritures d’intervention afin de penser nos pratiques d’aujourd’hui avec un regard neuf, pluriel.

La recherche clinique impliquée : le choix des étudiants de l’Institut d’Enseignement à Distance de Paris. Anne Claire Cormery

ICI

Résumé : Dans le Master Éducation Formation et Intervention Sociale à l’Institut d’Enseignement à Distance de l’Université de Paris 8, nous proposons aux travailleurs sociaux qui s’inscrivent de tenir un journal sur leur quotidien professionnel. Par ce dispositif, ils deviennent progressivement praticien-chercheur. En les pensant, ils s’inscrivent dans une perspective de changement des institutions. Leur lieu de travail devient leur terrain d’études pour faire de la recherche clinique impliquée. La reprise d’études apparaît alors comme un engagement dans une perspective d’émancipation du sujet.

Georges Lapassade, une pensée et des pratiques pour aujourd’hui ?

Samedi 22 aout 2020

Lapassade : le rap, la fureur de dire

En 1990, Georges Lapassade, psychosociologue, professeur à l’Université de Paris VIII, fondateur de l’analyse institutionnelle en France publie avec Philippe Rousselot « Le rap ou la fureur de dire ». Dans cet ouvrage, il se concentre sur l’émergence de la culture hip-hop en France et sur le polymorphisme de la performance qu’est le rap.

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