Carnet “sens” (avril 2021)

L’aura 2, (Laura D.)

Dimanche 18 avril 2021

Ai oublié rêve. Voilà trois mois que je ne les note plus régulièrement. Ils sont pourtant présents. Ils forment une masse compacte, un voile m’empêche juste de les décrire.

Pas de séquences yoga voix depuis mardi matin (avant le cours). Hier bu du Coca-Cola non sucré pour tenir éveillé lors de la conduite des trois « petits » entre Vierzon et Lavernat. Grande faim ce soir.

Je note que la purée de sésame me provoque des démangeaisons.

(…) déréglage intestinal qui n’est pourtant pas dû à un excès. Cela fait des années que je ne profite plus de mes transits en ville pour acheter des viennoiseries. Vu une émission sur le gluten. Cela a donné envie à Nanou d’arrêter, elle aussi. Il y aurait donc un lien entre les pesticides et le gluten (le glyphosate agit comme un antibiotique). Ai lu lors du trajet « aller », un l’article sur la perte de poids qui n’intervient pas systématiquement lorsqu’on fait du sport : le corps n’a pas nécessairement envie de maigrir.

Ai consulté le pharmacien des Sablons au Mans, le Docteur Robert. Lui ai reparlé du souhait d’écrire pour lui. Il est toujours d’accord, mais manque de temps. Dans cette attente, j’ai acheté un de ses livres et commandé un livre sur l’alimentation dont j’ai oublié le nom…

Lundi 19 avril 2021

Meilleure forme ce matin. J’ai très envie de manger du pain et du beurre, mais résiste. Mon ventre a grossi ces derniers jours. Pas de souci au niveau de la vue (les taches oculaires de vieillissement se font discrètes). Par contre, saturation niveau du wifi, des ondes.

Mardi 20 avril 2021

j’ai reçu le livre l’alimentation ou la troisième médecine de Jean Seignalet. Cet ouvrage est présenté comme un bestseller. C’est une somme de 1000 pages. Je me dis que je pourrais étudier ce livre pour préparer l’entretien que je pourrais mener avec le Docteur Robert. Il pourrait aussi m’aider à apprendre des choses pratiques pour mon hygiène de vie quotidienne. Je « connais » le préfacier du livre de Seignalet, le Docteur Joyeux. J’ai eu l’occasion de l’interpeler lorsque j’ai appris que j’avais un cancer. Il avait répondu immédiatement en me demandant des documents médicaux. J’avais été surpris par sa disponibilité. Dans sa préface, Joyeux dit que le livre de son ami aurait pu s’appeler alimentation la première médecine. Joyeux écrit que son ami est mort suite à une mauvaise pratique alimentaire (un auto-apport d’enzymes pancréatiques lui aurait été fatal). Il dit avoir évoqué son désaccord vis-à-vis de cet apport d’enzymes avec son ami qui se rendra compte de son erreur trop tardivement. Cette erreur « funeste » crédibilise le livre. Elle montre l’incidence de l’alimentation sur la santé. Qui peut en douter ? J’ai été surpris par le fait que « mon » cancérologue ne m’ait jamais interrogé sur mes pratiques alimentaires. Il pratique, pourtant, une médecine faite d’absorption de produits, de molécules. Je ne comprends pas pourquoi il considère que seules les molécules médicamenteuses ont un effet sur la santé et pas les molécules présentes dans l’alimentation. C’est peut-être une question d’échelle.

Devant la persistance de mes bons résultats sanguins, il a fini par me dire : « continuer à faire ce que vous faites ! ».

Suite à mon hospitalisation, en 2013, pour une autogreffe, j’avais été agréablement surpris d’entendre l’interne me dire que j’avais une bonne alimentation. Je me suis demandé comment il avait pu mesurer cela ? Ce genre d’hospitalisation en chambre stérile s’accompagne d’effets secondaires que je ne n’ai pas eus. Tout au contraire, au lieu d’être littéralement « à plat », j’ai réclamé un vélo d’exercice. J’ai dû insister. C’était une première dans le service.

Lorsque cet interne m’a dit que j’avais « une bonne alimentation », j’ai pensé aux légumes que Nanou a cultivés et cuisinés pour moi toute l’année précédente. J’ai aussi pensé aux micros éléments que j’ai absorbés à l’hôpital sous le conseil du Docteur Rober (dont des préparations à bases de requins, je crois). A propos de ces gélules, je les avais cachées dans une boite de cartouche d’encre, dans ma trousse pour ne pas que les soignants de l’hôpital me les substituent. Bien m’en a pris de jouer au potache pour me soigner. Pendant ce séjours, les soignants ont interdit mi-moqueurs mi-scandalisés les orties fraiches que Nanou m’avait préparées.

Depuis la fin de mon traitement, je bénéficie d’un contrôle sanguin semestriel. Ces contrôles réguliers m’ont permis de mesurer comment mes choix alimentaires avaient un effet sur les indicateurs biochimiques. En 2018 j’ai recommencé à manger des viennoiseries. Un petit pic est apparu sur le tracé électrophorétique (selon une méthode qui permet de séparer les protéines du sérum sanguin). Ce pic a disparu après l’arrêt de ces viennoiseries sucrées et collées de gluten.

Ce jeu de mots s’impose : le test électrophorétique mesure si l’on est fort en éthique.

J’ai longtemps baigné dans cette littérature de conseils médicaux alternatifs et je me suis rendu compte, à mes dépens, moi aussi, qu’il ne fallait pas se contenter simplement de lire ce genre de livre. Il faut aussi les pratiquer. Le sang, les os, le cerveau ne peuvent pas se contenter de nos lectures (même si elles les nourrissent) il leur faut d’abord des aliments sains.

Le Docteur Joyeux et son ami le Docteur Seignalet, (l’auteur du livre que je vais peut-être lire) se placent dans une position critique par rapport à une grande partie de leurs collègues qui ne ne trouve pas essentiel la pratique de l’alimentation.

Plus tard,

Fait 20 kilomètres de vélo hier, pas grand-chose aujourd’hui, galette chocolat maïs hier soir et ce midi. Ai lu un article du Maine libre sur le myélome multiple. Cet article fait assez peur même s’il se veut rassurant. Cette lecture agit comme une sorte de rappel sur l’importance de ne pas manger du sucre comme je viens de le faire.

Jeudi 22 avril 2021

Fatigue physique. Ai pourtant bien dormi. Ce matin j’ai aidé le couvreur à découvrir le côté ouest de la grange. Ai prix trois gélules d’oméga 3, essentiellement parce que la boite trainait sur le dessus du frigo. Ai fini la purée de sésame ½ complet. Fatigue digestive dans les heures qui suivent ainsi que des picotements au niveau du thorax. Je n’ai pas eu envie de lire le livre de Jean Seignalet.

Dimanche 25 avril 2021

Je recopie des notes prises sur mon journal du « rêver » :

Un pays nordique, l’Islande, des roches, la mer qui monte, entre dans des crevasses je suis assis à califourchon sur ces rochers, la profondeur de l’eau est énorme. Des gens autour de moi parlent d’un risque de noyade.

Un autre rêve : un diner avec un « accueillant » islandais mi-homme, mi-femme. Communication impossible, honte de ne pas parler anglais. Je dis «  votre culture, c’est celle du monde entier ». Elle me dit (c’est donc une femme) « vous avez bien compris ». Je ramasse du riz par terre. Une vague histoire de joute verbale.

Plus tard,

Fatigue psychique très forte. Envie de dégager ou de ranger pas mal de choses. Mais pas de force matin. Envie de dormir ou de regarder du foot. La semaine avec les trois « petits » m’a épuisée. Je suis bien heureux de pouvoir souffler. Ai beaucoup mangé, mais il réussit à ne pas craquer pour le beurre.

J’ai tout de même vécu un mois d’avril éprouvant. Préparation très chronophage de deux cours puis semaine avec les petits avec deux allers-retours dans le sud. Les travaux du couvreur prennent aussi de l’énergie.

Lundi 26 avril 2021

Rêve de Rudy Garcia (entraineur du club de foot de Lyon). Il est dans une pièce sombre. On le voit l’extérieur. Il dit qu’il croit tellement la qualité de ses joueurs qu’il ne se fait pas de cheveux blancs suite à la défaite. Il dit s’attendait à rien et qui n’a donc aucune émotion pour la perte de ses joueurs contre Lille. Il est donc énergique et triste. Propos au syllogisme sombre.

Mardi 27 avril 2021

Rêve dans un appartement « témoin » : trois vendeurs (un homme et deux femmes) font face à un groupe d’acheteurs potentiels dont nous faisons partie avec Nanou. On nous a distribué un catalogue de divers biens immobiliers. Je lève la main pour demander qu’ils (les vendeurs) me décrivent l’appartement où nous sommes. Je les mets vite en difficulté. Un vendeur sort de la discussion pour se protéger. Je finis par être sympa. J’ai de l’empathie pour ces vendeurs. Je ne veux pas casser leur baraque, comme on dit. Je dis, tout de même, que les énoncés de leur catalogue sont « abstraits ». Une dame cliente semble étonnée par l’utilisation de ce mot. Je me sens fort à côté d’Anne qui ne dit rien et semble admirer mon questionnement. Au réveil, je m’en veux à propos de ma suffisance. Intellectuellement, je me contente vraiment de peu ces jours-ci. 

Lundi 26 avril 2021

Nous avons croisé Yves et Martine lors de notre balade. Ils sont la retraite. Ils ont refait la toiture de leur grange et vont se faire vacciner dans la semaine. Cela m’a donné envie de me connecter au site Doctolib. Ai obtenu un rendez-vous samedi prochain. C’est très fort comme l’apparente rareté de l’offre de vaccin crée un besoin chez moi. J’ai surtout senti que c’était le bon moment. Lors de cette rencontre inattendue, j’ai parlé de mon ancien guérisseur Jacques (décédé depuis). J’ai senti qu’il me poussait, lui aussi, à faire cette démarche.

Je leur ai donc parlé de Jacques, du fait, notamment, qu’il avait repéré à distance, la présence d’un livre néfaste dans la chambre du haut.

Yves : « tu connaissais ce livre ? »

Moi : « non, je l’ai découvert dans un carton. Il appartenait aux enfants ». J’ai dit que c’était un livre d’Harry Porter. Un livre « banal ».

Nanou m’a contredit : ce n’était pas un vieux grimoire, mais ce n’était pas, non plus, Harry Potter ! ».

Aujourd’hui, j’ai un doute à propos du titre du livre. Je crois que c’était un livre pour enfants sur les maléfices.

Yves nous a dit en fin de conversation : « l’important, c’est que vous croyez que c’est vrai ! »

(…)

Tensions au poignet suite à la marche nordique hier. Nanou m’a dit qu’elle avait ressenti des acidités toute cette semaine où elle n’a pas eu le temps de faire du sport.

Émie, ma sœur, se dirige vers le soin énergétique : elle a beaucoup travaillé ses implications vis-à-vis du « pas toujours visible ». Cette activité du soin ne m’attire pas, mais j’ai l’impression que les gens du coin me prennent pour un thérapeute (je pense à Thomas L. ou même notre voisine D. qui m’a parlé de sa santé comme si je pouvais l’aider). Nanou trouve que j’ai un don. Moi je n’aime pas cette idée : je ne trouve pas le sujet très essentiel.

J’ai lu le plan du livre de Seignalet. 300 maladies sont classées selon leur origine (auto-immune, encrassage ou élimination). L’auteur a étudié cela pendant 20 ans (de 1983 à 2003). Il faisait appel à l’intelligence de ses patients pour qu’ils comprennent « intellectuellement » le pourquoi de leur régime. Il note que 50 % des patients ont abandonné ce régime (surtout des hommes) et que celui-ci n’est pas efficace pour toutes les maladies.

Le plan est simple. Après un premier chapitre sur des notions biologiques, les trois chapitres suivants présentent les trois origines pathologiques que je viens de citer plus haut entre parenthèses. Le cinquième chapitre fait le bilan de son étude. 

Une idée émerge dans les premières pages : lorsque les molécules alimentaires bactériennes contenues dans l’intestin grêle sont déséquilibrées, cela provoque 90 % des maladies. La consommation de blé, par exemple, provoquerait sur un intestin grêle trop perméable, des dépressions. Il note que l’arrêt d’un aliment toxique a pour effet de refaire « circuler » dans le sang, les toxines stockées. Cela provoquerait un retour du « refoulé » dans les premières semaines de régimes. Il évoque, l’utilité du magnésium pour accélérer l’expulsion de ces toxines.

Mardi 27 avril 2021

Yves a voulu se rassurer en me faisant admettre qu’il était nécessaire de croire en mon guérisseur (Jacques Dubourg). J’aurais pu lui répondre qu’il me fut plus difficile de croire au pouvoir de la « chimio ». Cela me parait bien plus magique et abstrait que ces soins très concrets de Jacques.

Mercredi 28 avril 2021

Séquence yoga voix, une demi-heure. Retour de l’énergie. Ai eu un flash sur l’importance de conduire des gestes précis (soigneux) vis-à-vis de mon corps. Lu, ce matin, quelques pages d’un livre de géobiologie. Un livre un peu fouillis. L’auteur, Alain de Luzan, promeut l’utilisation de l’antenne de Lecher. J’ai failli acheter l’instrument. J’ai besoin d’un outil pour pratiquer ma perception du pas toujours visible, mais cet outil parait un peu surfait. Sophie (la fille de Jacques) m’a enseigné l’utilisation du pendule. Je pourrais aussi faire de mes deux mains des outils. Il faudrait de temps en temps les programmer. Le moment du « sens » doit rester un moment. Pas plus, pas moins. C’est dans ce sens-là que ce carnet « sens » (car naissance) m’aide comme outil.

Journal du rêver : ma mère conduit la voiture. Étampes. Je lui dis : « nous sommes dans la rue du comte du Maine là où tu avais ton bureau ». Elle ne me répond pas et fonce tout droit à travers des barrières, des jardins et même une grande maison où nous devons procéder à des arrestations policières. Pour dédramatiser, je chante aux occupants situés à l’étage « ho les mains, la maitresse en maillot de bain ! ». Un gars est attrapé. Ma mère lui force à manger du riz trop chaud. Je proteste contre cette maltraitance. Le gars se moque de moi : « alors, on n’assume pas son rôle de flic ! »

Au réveil, je pense aux aliments qui traversent l’intestin grêle. (…)

29 avril 2021

Journal du rêver : plusieurs personnes sont dans notre prairie. Ils ont traversé les clôtures. Une machine fait le foin. Une coupe hâtive dans l’année pour espérer un regain. Le maire dit que notre prairie est relativement propre et qu’il n’a donc pas besoin juridiquement d’intervenir. On y voit du fumier, des débris de broussailles. Il y a aussi un gars qui a « mis » ses chèvres à brouter depuis trois jours. Je lui demande son numéro de téléphone, mais il botte en touche. Bref, envahissement par beaucoup de monde, sentiment de ne plus être chez soi.

Rêve du résultat du match de foot à la fois 3-2 et 2-3 entre Lille et Lyon : une prévision un peu tardive et hésitante (le match a déjà eu lieu quelques jours plus tôt : 3 à 2 pour Lille).

Dans une équipe de rugby « doigts », je marque beaucoup de buts. Je quitte l’équipe pour laisser les autres briller. Dans les tribunes, je pose ma joue contre celle de Nanou.

Autre rêve : dans mon village quasi « natal » de Thorigny en Vendée, je suis à la recherche d’une maison où m’attendent des éclairs au chocolat. Je ne la trouve pas.

Vendredi 30 avril 2021

Il m’est difficile de décrire mes liens avec le visible, je vois, donc, la tâche qui m’attend pour décrire le lien avec le « pas toujours visible ». J’ai acheté un petit livre de poche sur l’énergie. Je me suis dit qu’une lecture méthodique de ce livre pourrait m’aider.

Je sens depuis trois jours l’importance des petits gestes d’éducation et des efforts qu’il faut mener au quotidien pour rechercher l’énergie. C’est un peu contrintuitif. Il ne me faut pas trop me reposer pour trouver cette énergie. La pratique du yoga voix est tout à fait éclairante. L’idée de m’y « mettre » me fatigue, mais après une ½ heure de « Yé-Yi-You-Ya », je me sens, youpi, beaucoup plus énergique.  

Je sens aussi qu’il me faut être patient. Je ne veux pas chercher un niveau d’énergie qui soit trop au-dessus de mes forces.

(…)

J’ai utilisé le logiciel de reconnaissance vocale hier, pour dicter quelques phrases à propos de l’enterrement de l’oncle de Nanou. Lorsque j’ai prononcé le mot « oncle », celui-ci a entendu « Clément » c’est-à-dire le nom de famille de cet oncle. Il y a quelques années, j’aurais pu faire de cet évènement énergétique une maxi transcendance : j’aurais pu me sentir écrasé par cela ou être hyper enthousiaste .

J’ai pris l’affaire hier, d’une façon clémente, sans me perdre dans des raisonnements ou des extases, sans me plonger dans une énergie non congruente. Dans le domaine des énergies pas toujours saisissables, je ne veux pas péter plus haut que mon c… en quelque sorte.

Donc voilà, c’est arrivé : (le nom de famille que je n’avais jamais dicté ni écrit) « Clément » est apparu (avec un « C » majuscule) visible sur mon écran à la place de ce mot « oncle » que j’avais dû baragouiner dans mon micro. Tout est tout à fait rationnel, puisque le visible est parfois invisible (et me concernant l’audible inaudible, le lisible, illisible) et vis-versa.

Plus tard,

C’est amusant, je viens de me rendre compte que le petit livre acheté rapidement à Leclerc, hier, a pour titre « énergie invisible du corps ». J’aurais préféré l’énergie (pas toujours) visible, mais peut-être que l’auteur a dû se plier au choix de l’éditeur Marabout. L’auteur s’appelle Sandrine Muller Bohard, elle a exercé le métier de patineuse de meubles avant de devenir guérisseuse.

J’ai lu l’introduction. Elle a l’air presque aussi sympa que ma sœur. Elle s’identifie à une chauvesouris. Elle envoie les ondes vers les gens et c’est à leur retour que ces ondes l’informent. C’est un ancien patron, une personne directive.

À suivre…

BCB

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