L’année avant la danse

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19.07.11 Je me suis réveillé avec des pensées sur la danse. Je sortais d’un rêve ou se trouvait aussi M, sans doute parce que j’ai évoqué son nom hier au téléphone avec M-P que j’ai invité pour la hutte du 31.08.11 en Bretagne.

P était aussi de la partie mais je ne le voyais pas. Il y avait une partie du rêve ou on faisait une randonnée dans une montagne avec sac à dos, gourde de café, etc. Ça passait sans transition à une danse du soleil mais qui ressemblait plutôt à un Pow wow pour le look du camp. C’était le premier jour de préparation mais M et d’autres étaient déjà partis danser. M m’a demandé par tel. Portable si c’était moi qui avait sa gamelle (avec 2 escalopes de porc dans une sauce brune avec des légumes en dessous). Les danseurs se reposaient à l’extérieur de l’”arbor” (aire de repos ombragée pour les danseurs, entre les « rounds », les tours de danse qui eux sont en plein soleil).

M m’énerve avec sa propension à se présenter dans ses prospectus de hutte comme le représentant de dieu sur terre mais c’est improductif, il faut que je cesse d’alimenter mon énervement contre lui.

26.07.11 (5:53) Une partie de la nuit j’étais éveillé et pensais à la Sundance. Voici ce que je trouve dans : The last contrary, l’histoire de Wesley Whiteman un indien Cheyenne qui commença à pratiquer la Sundance en 1929 : « La danse du soleil est universelle dans les tribus des plaines. Selon Wesley elle est originaire de Buffalo Gap dans le Dakota sud, où elle fut pratiquée par les bisons eux-mêmes, qui l’enseignèrent aux différentes tribus, comprenant les Cheyennes, Sioux, Shoshones, Arapahos et Kiowas.[1] »

11.09.11 Le 31.08.11 on a eu une hutte exceptionnelle chez Rose, j’ai beaucoup apprécié de la revoir ainsi qu’É et Y, des retrouvailles de vieux amis. Et puis il y avait C, une autre amie de longue date, Olivia ma fille, Simone et ses filles et un nouveau : J, très sympathique qui faisait comme partie de la famille.

Un orage très fort et très proche s’est déclaré pendant la hutte, c’est ça qui l’a rendue exceptionnelle. Nous entendions le tonnerre gronder pendant que nous chantions et encore plus quand nous ne chantions plus, il nous accompagnait pour ainsi dire, ça aurait pu faire un bel enregistrement. Après les 4 portes nous sommes sortis un court moment avant de refaire une dernière et 5ème porte avec É. L’orage était à son paroxysme et au plus près. J’avais la hutte dans le dos, Simone était devant le feu, j’ai vu un éclair entre nous, le coup de foudre !

Pendant cette dernière porte, l’orage faisait un boucan infernal, É s’est mis à crier et nous nous sommes tous mis à crier. Dehors il pleuvait à seau et nous nous sommes renversés des seaux d’eau (froide) sur la tête et le corps en criant et riant avec le tonnerre et les éclairs, rempli d’une énergie incroyable. Nous avons su apprécier la maison sèche et la bonne chère chez Rose après tandis que l’orage passait sa crise au dehors…

Cette nuit j’ai rêvé que j’étais à la sundance de chez Crow dog. Comme d’habitude dans mes rêves de danse du soleil, il manquait quelque chose. Cette fois c’était les huttes : il n’y avait qu’une seule hutte dans l’arc de cercle, celle la plus à droite, la hutte de Crow dog en direction de son camp personnel et je me demandais comment elle allait suffire pour tout le peuple. Derrière le feu il y avait une sorte de monument de pierres taillées en gradin que l’on pouvait visiter avec des passages, des sortes de tunnels, c’était une sorte d’autel.

18.10.11 Il faut que je m’occupe de mon passeport, sinon je ne pourrai pas aller à la sundance.

Loïc de Bellabre


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